France Inter, mardi 2 septembre, journal de 8 heures : « Douze millions d’élèves faisaient leur rentrée aujourd’hui. D’ores et déjà, une nouveauté : ils devront à la fin de leur scolarité être bilingues... » (1) Quelques minutes plus tard à Lorient, Anatole prend le chemin de la maternelle. C’est sa première rentrée. Il est inscrit en filière bilingue français-breton. Une surprise attend ses parents. Reportage vidéo.

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Le bilinguisme, c’est pas pour aujourd’hui. A la maternelle de Merville, 45 enfants sont inscrits dans la filière bilingue. Mais il n’y a qu’une enseignante bilingue qui ne peut encadrer que les 25 plus grands.

Pas d’enseignement bilingue pour Anatole. Il fait partie des 20 enfants qui ont été répartis dans les classes monolingues de l’école, faute d’enseignant. Ces classes, de ce fait, atteignent un effectif de 30 élèves.

Malgré la demande des parents et de l’équipe enseignante, malgré le soutien des élus municipaux et régionaux, l’Inspection académique du Morbihan refuse de créer un second poste d’enseignant bilingue. Reportage.

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La version originale de cette vidéo, posée sur Dailymotion et sur YouTube le 3 septembre, avait été vue sur ces deux sites 3368 fois. L’actuelle version, floutée sur certaines scènes afin de respecter le droit à l’image, a été mise en ligne mardi 30 septembre.

webmestre, mercredi 3 septembre 2008.

6 commentaires

  • "Pas de prof de breton...", facile à dire. "Cette année l’enseignement public proposait 9 332 postes de prof des Ecoles en France, dont 216 dans l’Académie de Rennes" (2 fois moins que la moyenne nationale). Il se trouve qu’il était prévu de recruter 14 profs de bretons, j’espère qu’ils ont tous été recruté. Car pour avoir passé les concours externes de PLP1, PLP2, CAPET (je suis un peu "bête à concours"), je puis vous dire qu’au CAPET, chaque année il est prévu 20 à 22 postes, mais 9 fois sur 10, seul 14 sont octroyés dont une bonne partie pour les élèves de l’ENSET. Peut-être en est-il de même pour le breton ? J’ai un fils qui postulait au concours externe de prof de breton en primaire. Il enseigne le breton à mi-temps pour la 3è année en école privée à Redon. Son bagage scolaire est plutôt conséquent : DEUG Sciences, Licence, Maitrise, Ingénieur Productique (Ecole De Broglie : Bruz). Jamais redoublé sauf une fois en DEUG (comme tout le monde !), toujours dans le 1/3 des meilleurs, formation de breton en fac....il est du genre actif et polyvalent. Ce pauvre garçon a été collé à l’oral, pour insuffisance en "sciences de l’éducation", (j’ai fait 3 formation pédagogique : jamais entendu parler dans ma branche technique). Une chose est sure, un diplomé du technique n’a pas à rougir de sa formation par rapport à celui des "sciences humaines" : En DEUG (qui commence début septembre) 26h/semaine de cours, 14h en droit par ex dont l’année est bien plus courte). Son cas n’est pas isolé : dans l’Académie de Versailles, une femme seule élevant 2 enfants, ingénieure dans le privé, a du s’y prendre à 3 fois pour être admise prof des écoles. Ces candidats, surtout techniques n’entrent pas dans la "norme" habituelle requise pour ce concours. Néanmoins, l’Education Nationale aurait tord de "bouder" ces candidats, hyperdiplomés, prèts à résoudre tous les problèmes techniques, doués en informatique et...en anglais (vital en technique), probablement plus que les littéraires et autres journalistes qu’on ne voit pas beaucoup briller dans cette langue à la télé ou ailleurs. Bref, cet "échec" de mon fils ainé, 2 enfants, épouse greffée du coeur est de mon point de vue un scandale, une injustice flagrante.

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    • Il y a quand même une solution : en Corse, le plan de développement indique que dans certains cas, on peut utiliser le système "un maître, une langue" : si les enseignants sont d’accord, les classes peuvent ^tre partagées entre les deux enseignants : la moitié du temps sera assurée en breton par l’enseignant bilingue.

      C’est grâce à ce système que les Basques en sont à 30 % d’élèves en classes bilingues. Dans le cas contraire (un maître bilingue), ils n’en seraient qu’à 15 % ? De plus, c’est pédagogiquement intéressant, il y a une véritable "immersion" la moitié du temps. Il faut se battre sur tous les fronts, y compris en ne se fixant pas sur un seul système

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  • Bon je viens d’envoyer la lettre a l’adresse mail indiqué et j’ai eu comme réponse :’" ttttt "

    Un message secret ? une methode d’intimidation ????

    A suivre...

     ; )

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  • Vidéo. Maternelle de Lorient-Merville : pas de breton pour Anatole 14 septembre 2008 14:44, par Hendergassler

    Espérons que le petit Anatole alsacien n’aura pas les mêmes soucis. Cela étant les langues régionales faisant partie du patrimoine de la France, elles devraient donc être protégées et promues comme le français.

    Voir en ligne : défendons la constitution française ( merci M. Le Fur ), vive l’article 75-1 de la constitution française

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