Par 539 voix, le Congrès réunissant députés et sénateurs à Versailles a adopté en fin d’après-midi le projet de loi révisant la Constitution de la Cinquième République.

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La majorité des 3/5e, requise pourque le texte soit adopté, nécessitait une adoption par 538 parlementaires. Ils ont finalement été 539 à voter le texte.

Les langues régionales bénéficient donc maintenant d’une reconnaissance par la Constitution française qui dispose en son article 75-1 que "Les Langues régionales appartiennent au Patrimoine de la France ".

webmestre, lundi 21 juillet 2008.

19 commentaires

  • La gauche a voté contre majoritairement. Vivement qu’en région on dégage ces gens là.

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    • Un peu vite dit et un peu partisan ! 21 juillet 2008 19:49, par Pierrick le Feuvre

      Pour le moins opportuniste et rapide, comme réflexion ! La Constitution ne se résume pas aux langues régionales... Et c’est bien la droite qui, pour l’heure, et majoritairement, ne veut pas entendre parler de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires que Jospin, en son temps, avait signé.

      Et il y aussi des hommes politiques de droite, comme François Goulard largement favorable à la langue bretonne, qui n’ont pas voté le texte au Congrès de cet AM. 

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  • Dreist ! N’eo ket echu an hent evit ma gendalc’ho ar brezhoneg da vat. Mes anat eo d’an holl e oa ar bazenn-se - da lâret eo lakaat ar yezhoù rannvroel - ar Brezhoneg da gentañ tout ! - er Vamm-Lezenn pe er Vonreizh - ur ret. Bremañ e yelo war sklaeraat an dachenn evit plantañ muioc’h ar vrezhoneg er skolioù pe er mediaoù... Un dra vat eo, sur mat, ha pa n’emaer ket a-du ,dre abeg pe abeg, war poenchoù all...

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  • Refuser la *seule* avancée pour le Breton dans la loi depuis 50 ans pour une logique de parti alors qu’un certain nombre de députés socialistes avouaient il y a quelques semaines qu’ils allaient voter la modification, c’est à se taper la tete contre les murs de bétise. En résumé, le Breton pour les députés et sénateurs bretons qui ont voté contre, c’est TRES important mais moins important que toute autre question. Je me demande si la modification n’avait pas été acceptée, si ceux-ci auraient fêté la victoire ? Dommage on a évité la seule avancée depuis 50 ans ! Mais on vraiment bien représenté nos électeurs : le président ne pourra pas venir parler devant le congrès.

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  • Déjà le début de l’incompréhension ! 22 juillet 2008 22:26, par Caroline

    Un jour nous aurons en Bretagne, au pays Basque, en Alsace, Provence... et j’en passe, les mêmes extrémistes fous qu’à Barcelone. Un jour, vous obligerez mes enfants, "qui ne vous ont rien fait" comme disait si bien Brel, à parler votre langue, au seul motif que mon employeur m’aura muté à Quimper ou Strasbourg. J’ai peur qu’en fait de "reconnaissance" vous ne cherchiez qu’à restaurer des barrières entre les êtres humains : quel gâchis. Et l’on reviendra au temps du repli sur soi, de l’incompréhension, du rejet des autres parce que, n’est-ce pas, "ils" ne sont pas de chez nous. Qu’il fera bon avoir trois passeports et parler cinq dialectes surranés pour voyager de Marseille à Carhaix !...

    A l’attention du modérateur : ... et aurez-vous le courage d’afficher ce message ?

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    • A propos de " barrières entre les êtres humains", ne croyez-vous pas que la manière dont on enseigne les langues étrangères en France est la raison essentielle qui explique notre isolement, de plus en plus grand, par rapport au reste du monde ?

      Ce site tente de faire comprendre les avantages du bilinguisme précoce pratiqué dès l’école maternelle. Il tente aussi de favoriser toutes les expressions gavorables au multilinguisme. Les langues régionales, comme les autres langues minoritaires parlées en France, sont un excellent terreau d’apprentissage, de compréhension mutuelle entre tous les hommes (et les femmes), et d’ouverture au monde.

      C’est en refusant aux hommes d’être ce qu’ils sont qu’on développe les extrémismes. C’est en reconaissant ce qu’ils sont qu’on se découvre soi-même, différent.

      PLF

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      • Pas faux 24 juillet 2008 16:30, par Yves

        Bonjour, je tombe par hasard sur votre site et j’apporte ma petite pierre. Je suis Parisien d’origine, j’habite la Provence depuis mon enfance, je parle Espagnol et Français. Suis-je donc considéré comme un étranger lorsque je voyage jusqu’à Brest ? C’est vrai que j’ai trouvé très singulier de voir sur les mairies, bâtiments de la République, la mention "Ti Ker"... ou quelque chose de semblable, pardonnez-moi si l’orthographe n’est pas exacte. Pour info en Espagne, dans certaines régions c’est la langue commune qui considérée comme "étrangère", alors si cela n’est pas une belle régression et un cloisonnement des peuples, je n’y connais rien. Ne pourrait-on pas plutôt cultiver ce qui nous rapproche ?

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        • Vrai 24 juillet 2008 17:56, par webmestre

          Vous avez raison d’indiquer qu’il y a en Bretagne des mairies appellée ti-ker. C’est leur nom en breton.

          Vous n’êtes pas un étranger quand vous venez en Bretagne et les "ti-ker" ont aussi sur leur frontispice la mention "Hôtel de Ville" ou "Mairie". Vous voyez que vous n’êtes pas perdu... pas plus que moi quand je vais (assez souvent) à Massilia !

          Rappeler ainsi les mentions bretonnes (ou occitanes...), c’est rappeler une histoire et une culture toujours présente. C’est indiquer et reconnaître qu’ici (où là-bas) une part de notre culture commune est différente, et parfois la langue aussi.

          Loin d’être une régression, c’est au contraire une belle évolution positive de se reconnaître enfin les uns les autres dans nos différences. C’est une invitation à la découverte. C’est enfin le meilleur moyen aussi de se retrouver dans ce que nous avons de commun. Ce qui pour la langue et pour nous, est ici le français.

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        • pas faux mais pas vrai non plus 23 août 2008 17:16

          Puisqu’on en est aux présentations de "ceux qui sont nés quelque part", comme chante Brassens, je vous dirai que je suis né à Paris, de père d’origine gasconne de la côte basque (eh, oui !) et de mère "bretonne" de pays gallo.

          Je reviens d’un petit tour en Bretagne-Sud, de Vannes à Crozon, et je peux vous dire que je m’y sentais étranger, non parce que je ne parle que quelques mots de Breton, mais parce que je n’y vis pas. Pourtant je m’y sentais bien. Etre étranger à un lieu n’a rien de négatif, mais cela conditionne de se considérer comme invité par les gens qui vivent en ce lieu et qui en font vivre l’identité. Si les instructeurs de l’Education Nationale étaient arrivés dans les provinces avec des considérations aussi humblement humaines, il n’y aurait certainement pas eu le génocide culturel dont la France s’est rendu coupable envers sa propre population. Une autre question au voyageur que vous êtes : vous, parisien "d’origine" (sic) habitant la Provence, croyez-vous ne pas être considéré comme un étranger en Espagne sous prétexte que vous "parlez l’espagnol" ? Sachez que vous y serez toujours considéré comme un étranger et un touriste, si vous ne faites qu’y passer, comme vous le serez en Normandie, à Clermont où à Angers où l’on ne parle guère plus que le "français". Et peut-être qu’en Provence où vous vivez, vous êtes encore tout autant étranger aux yeux de vos voisins (à moins que suite à une exploitation immobilière intensive, ils ne soient eux aussi parisiens "d’origine"). Bons voyages et bonnes interrogations dans les provinces de l’Etat français.

          Kenavo, Ikusi arte, Adiu, Hasta luego, Auf Wiedersehen, Da svidania, et caetera

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      • Déjà le début de l’incompréhension ! 25 juillet 2008 01:53, par Mathias

        Oui pour l’enrichissement culturel par la pratique des langues. Encore faudrait il se mettre d’accord sur ce qu’on entend par langue bretonne.

        Mon père ne connaissait que le breton - ou plutôt SON breton - avant l’âge de 5 ans et c’est le français qu’il a appris à l’école maternelle. Et quand aujourd’hui il entend des enfants des écoles Diwan il ne comprend rien ou quelques mots. Le breton de Guingamp était différent de celui de St Paul du Léon, de Morlaix ou de Brest.

        Et quand mon père et tous les habitants du trégor né avant 1940 disparaîtront, Diwan ou pas, une "version" du breton tout aussi valable que les autres s’évanouiera définitivement ...

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        • Langues régionales par centaines 25 juillet 2008 11:11, par Yann

          Vous n’êtes pas les seuls. Je vis à Bollène et j’entends certains profs parler du "Provençal". Encore faudrait-il savoir, car il en existe beaucoup : Provençal Alpin, Provençal de la Côte d’Azur, Provençal Central Méditerranéen (celui auquel on fait référence en général, parlé à Marseille). Alors si l’on voulait préserver TOUTES les langues, c’est par dizaine qu’on les compterait. Et bien entendu, le pendant de tout cela : chaque langue n’est parlée que par un très petit nombre de locuteurs. Vous voyez que le problème n’est pas si simple...

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          • N’exagérons rien : et ne confondons pas langues et variantes dialectales. En d’autres termes sur l’ensemble occitan, plus ça change, plus c’est la même chose. Les différences restent superficielles, et n’entravent pas la commnunication, sauf si on a recours à des termes techniques liées à l’agriculture traditionnelle ou au nom des plantes -et encore, on a parfois la surprise de retrouver "son" mot "typique" à des centaines de kilomètres. C’est justement cette intercompréhension basée sur la partage de structures communes qui permettent de définir un objet "langue d’oc". ET c’est pareil pour le breton, malgré ses dialectes. Par contre, d’accord pour dire que le minimum, c’est de respecter la façon dont les locuteurs natifs parelnt. On les a suffisamment embêtés avec le français officiel pur ne pas venir les embêter encore avec un breton ou un occitan tout aussi officiel qui les renverrait à leur statut de pauvres types qui savent pas causer comme les "messieurs". Il y aurait plein de choses à dire sur les cris d’orfraie des gens qui croient qu’ils ne pourront plus quitter Bécon les Bruyères sans devoir apprendre de fond en comble une autre langue, pardon, un autre patois, mais je n’en dirai rien parce que c’est vraiment trop fatigant de répondre rationellement à des peurs irrationnelles, qu’elles soient sicncères, ou, plus probablement d’ailleurs, habilement feintes.

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            • La reconnaissance des langues régionales est une prise de conscience de la désintégration de notre culture et la dépersonnalisation de notre peuple. Pendant des siècles, la diversité culturelle, linguistique, culinaire, reconnu dans le monde entier, a façonné notre pays : la FRANCE. Mais, en moins d’un siècle tout a été entrepris et méthodiquement organisé pour dénaturer notre pays (peut-être pour mieux l’intégrer dans l’Europe ou le préparer à cette mondialisation).De mon père qui parlait le breton, rien n’a été transmis : à l’époque les enseignants avaient des consignes strictes : comme le Français, aujourd’hui est dénaturé par ces mêmes enseignants...................... La FRANCE y a perdu une partie de son âme !!!! Cette reconnaissance qui est un grand pas, doit mobiliser et doit être précédé d’autres actions citoyennes pour être de plus en plus solidaires (nous en avons bien besoin). Enfin pour les détracteurs, il n’y a pas de contradiction entre l’appartenance identitaire à une nation, à une région, à un village et un esprit de modernité ouvert sur le monde.

              Ne pas reconnaitre son passé, son histoire, serait une grave erreur pour préparer l’avenir.

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        • Déjà le début de l’incompréhension ! 21 août 2008 16:02, par wil-frei

          Distinguons un peu : être partisan de la pratique et de la reconnaissance d’une langue régionale ne signifie pas qu’on veuille en préserver la forme ou la pureté. Aucune langue n’a jamais existé et jamais n’existera sous une forme "pure", à travers le temps ou dans un même moment, à travers divers espaces géographiques... Une langue jamais ne cesse de varier, en dépit de toute entreprise normative, n’en déplaise aux académiciens, certes utiles, mais dont les travaux procèdent souvent des mêmes préoccupations que celles des conservateurs de musées ! Une langue définitivement fixée, une langue figée, c’est une langue morte ... Considérez le latin, qui ne recouvre plus que des réalités enfuies, enfouies dans l’épaisseur du temps ... Aujourd’hui, voyez la langue française, accommodée à la manière des banlieues, créolisée et n’en méjugez point : le français de demain y puisera sa sève... Une langue qui vit, c’est une langue que l’on pratique plus qu’une langue dont on parle. Les discours sur la langues, multipliés à l’excès finissent toujours par ressembler à des péroraisons funèbres. Que certaines versions du breton disparaissent, peu importe pourvu que l’une au moins d’entre elle puisse subsister et laisser suffisamment de sève à tous les surgeons qui pourront s’y ramifier.

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    • Déjà le début de l’incompréhension ! 12 août 2008 14:52, par BREUILLER Bernard

      en somme , si je resume, parce que j’ai peur (sic) je prophétise le malheur. Parisien de naissance et trvailleur emigré en bretagne, j’apprends avec autant de plaisir le breton que j’ai appris le latin, l allemand, l anglais , l italien, et meme un peu de roumain de bulgare et de russe. quel enrichissement de comprendre mieux un pays une region, une categorie de population trans frontaliere (cf basques, ou diverses ethnies africaines), grace a sa langue sont ce là des barrières ? quant a dire que parler la langue de l’autre c’est favoriser l incompréhension, c’est, etymologiquement, renversant !!! Bernard BREUILLER rener ti kumunioù Penn ar Bed 0298641133 bbreuiller@cdg29.fr

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    • Que vivent les langues régionales ! 21 août 2008 13:04, par wil-frei

      Restons optimistes ! l’évolution que vous semblez craindre vers un éclatement territorial linguistique de notre pays et l’apparition de nouvelles "barrières" que certains extrémistes séparatistes pourraient vouloir transformer en véritables frontières paraît actuellement peu probable. Songez que près de 50% des français ont au moins un ascendant d’origine étrangère et que ce pourcentage continue de s’accroître... Ainsi considéré, quel peut être le véritable patrimoine linguistique d’une part sans cesse croissante de français ? Pour ma part, dans mon lignage se mêlent ascendants germaniques ( alémaniques ) bourguignons et slaves ! Par nécessité d’ordre économique, j’ai fait souche en Provence dont j’ai appris peu à peu la belle langue et serai enchanté si davantage de provençaux en faisaient un usage plus courant ... La richesse, ce n’est pas de posséder une langue unique, mais d’en savoir plusieurs dont le génie propre à chacune est un inestimable trésor. Les langues n’ont jamais divisé les hommes. Seule, leur cupidité, leur rapacité économique contribue à dresser entre d’eux d’infranchissables frontières. Aucune différence linguistique ne constitue jamais entre eux un obstacle lorsqu’ils décident de partager ou de s’aimer ! Le cauchemar catalan que vous évoquez n’est en rien le délire des extrémistes fous de Barcelone. Une meilleure connaissance de l’histoire de la catalogne vous en ferait mieux comprendre l’évolution actuelle.

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