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[Février 2008] Langues régionales et unité nationale
[Février 2008] Développer et non restreindre l’enseignement du breton
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À l’occasion de la révision constitutionnelle qui a précédé la ratification du traité de Lisbonne, 120 députés, menés par Marc Le Fur (UMP) et Marylise Lebranchu (PS), ont proposé une modification de l’article 2 de la Constitution, suggérant d’amender le texte actuel - « La langue de la République est le français » - avec cette précision : « Dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine. »
L’objectif était clair : lever l’obstacle juridique qui interdit l’introduction dans notre droit de la Charte européenne des langues régionales, adoptée par le Conseil de l’Europe en 1992, signée par la France en 1999, et pourtant encore lettre morte. Une situation d’autant plus surprenante que, sur les 47 pays membres de l’organisation, la moitié a déjà franchi le pas, dont l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, le Luxembourg...
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